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Que sont les principes de Barcelone pour mesurer les relations presse ?

En bref

Les principes de Barcelone sont le cadre international de référence, édité par l'AMEC, pour mesurer et évaluer les relations presse. Adoptés en 2010 et révisés jusqu'à la version 4.0 (2025), ils réunissent sept principes : partir d'objectifs mesurables, regarder les résultats obtenus et ne pas confondre valeur et équivalent publicitaire.

Contenu informatif, non un conseil juridique ni un cadre normatif contraignant.

Qui édite les principes de Barcelone, et depuis quand ?

Les principes de Barcelone sont publiés par l'AMEC, soit l'International Association for the Measurement and Evaluation of Communication, l'association professionnelle internationale dédiée à la mesure et à l'évaluation de la communication. Ils ont été présentés pour la première fois par l'AMEC en 2010, à Barcelone, d'où leur nom.

Selon l'AMEC, ce cadre a été révisé à intervalles réguliers pour suivre l'évolution des pratiques et des médias :

VersionAnnéeApport principal (selon l'AMEC)
Principes de Barcelone2010Cadre fondateur : objectifs, analyse qualitative, les AVE ne sont pas la valeur des relations publiques
Version 2.02015Davantage de guidage opérationnel (« quoi faire ») ; réaffirmation que les AVE ne sont pas la valeur de la communication
Version 3.02020Accent sur l'inclusion, l'impact et l'intégrité ; tous les canaux en ligne et hors ligne mesurés à égalité
Version 4.02025Quatrième itération, présentée par l'AMEC comme « une évolution, pas une révolution » ; sept principes réorganisés et reformulés

Le terme « AVE » (advertising value equivalent, équivalent publicitaire) désigne une estimation de ce qu'aurait coûté un espace publicitaire de la même taille qu'une retombée éditoriale. Le terme « outcomes » (résultats) désigne les effets produits sur les publics, par opposition aux « outputs » (les productions et leur diffusion).

Quels sont les sept principes ?

L'AMEC formule le cadre sous forme de sept principes. La version 3.0 (2020) les énonce ainsi, selon l'AMEC :

  1. Fixer des objectifs est un prérequis absolu à la planification, à la mesure et à l'évaluation de la communication.
  2. La mesure et l'évaluation doivent identifier les productions (« outputs »), les résultats (« outcomes ») et l'impact potentiel.
  3. Les résultats et l'impact doivent être identifiés pour les parties prenantes, la société et l'organisation.
  4. La mesure et l'évaluation de la communication doivent combiner analyse qualitative et analyse quantitative.
  5. Les AVE ne sont pas la valeur de la communication.
  6. Une mesure holistique intègre tous les canaux pertinents, en ligne et hors ligne.
  7. La mesure et l'évaluation reposent sur l'intégrité et la transparence, pour nourrir l'apprentissage et la compréhension.

La numérotation et la formulation ci-dessus sont celles de la version 3.0. La version 4.0, publiée par l'AMEC en 2025, conserve un cadre en sept principes mais les réorganise et les reformule (le rejet des AVE y est reformulé et repositionné, et d'autres principes sont récrits autour des parties prenantes, de la restitution des « outputs, outcomes et impact » et de l'éthique, de la gouvernance et de la transparence). Pour la formulation exacte et à jour, la référence à consulter reste la page et les documents primaires de l'AMEC.

Pourquoi ce cadre compte pour un attaché de presse

Deux principes structurent particulièrement le quotidien de la mesure des relations presse.

Résultats plutôt que volume. Le cadre invite à distinguer trois niveaux : les productions (un communiqué envoyé, des articles parus), les résultats (ce que les publics ont retenu, pensé ou fait) et l'impact (l'effet sur l'organisation). Compter les retombées presse reste utile, mais l'AMEC positionne ce comptage comme un point de départ, pas comme la finalité.

Les AVE ne sont pas la valeur de la communication. C'est l'un des messages les plus constants du cadre depuis 2010. Il ne condamne pas telle ou telle métrique en soi, mais énonce qu'un équivalent publicitaire ne représente pas la valeur d'une action de communication. Cette prise de position explique pourquoi la profession s'est orientée vers d'autres indicateurs.

C'est aussi ce cadre qui donne un fondement commun à la construction d'indicateurs RP et au recours à des analyses qualitatives comme la tonalité, à condition de les relier à des objectifs définis en amont.

Comment la profession s'en sert (mise en œuvre)

Au-delà de ce que dit la source, voici comment les équipes communication opérationnalisent ces principes. Cette section décrit une pratique de terrain, pas une prescription de l'AMEC.

  • Définir l'objectif avant la campagne, en termes vérifiables (notoriété, compréhension d'un message, changement de perception), et non après coup.
  • Choisir les indicateurs qui documentent cet objectif précis, en combinant chiffres (volume, portée, part de voix) et lecture qualitative (angles repris, messages clés présents, tonalité).
  • Rendre la méthode transparente et reproductible : sources, périodes, règles de comptage explicitées, pour qu'un tiers puisse refaire le calcul.
  • Documenter les limites plutôt que de les masquer, dans l'esprit d'intégrité porté par le principe 7.

Limites et malentendus fréquents

  • Les principes de Barcelone sont un cadre de bonnes pratiques, pas une norme certifiante ni une obligation légale. Personne ne « certifie » leur respect.
  • Ils ne fournissent pas de formule de calcul unique : ils fixent des repères, pas une recette. L'AMEC propose par ailleurs des outils dédiés, distincts des sept principes, décrits sur son site.
  • « Les AVE ne sont pas la valeur de la communication » ne signifie pas qu'aucun chiffre ne compte : le principe vise l'assimilation d'un équivalent publicitaire à une valeur, pas la mesure quantitative en général.
  • La formulation évolue d'une version à l'autre. Pour citer un principe dans un document officiel, il faut renvoyer à la version et à la page primaire de l'AMEC concernées.

À retenir

Les principes de Barcelone donnent à la mesure des relations presse un langage commun et international : partir d'objectifs mesurables, regarder les résultats obtenus et pas seulement le volume, combiner quantitatif et qualitatif, ne pas confondre valeur et équivalent publicitaire, et travailler avec transparence. Édités par l'AMEC depuis 2010 et actualisés jusqu'à la version 4.0 en 2025, ils constituent la référence à citer, à condition de renvoyer à la source primaire.

Questions fréquentes

Qui a créé les principes de Barcelone ?

Ils ont été présentés par l'AMEC (International Association for the Measurement and Evaluation of Communication) en 2010, à Barcelone, selon l'AMEC.

Combien y a-t-il de principes de Barcelone ?

Sept, depuis la première version de 2010, un nombre conservé dans la version 3.0 (2020) comme dans la version 4.0 (2025), d'après l'AMEC.

Les principes de Barcelone interdisent-ils les AVE ?

Non. Le principe consacré aux AVE (le cinquième, en version 3.0 comme en version 4.0) énonce que les équivalents publicitaires ne sont pas la valeur de la communication ; il s'agit d'une prise de position sur leur interprétation, formulée par l'AMEC, et non d'une interdiction légale.

Quelle est la dernière version des principes de Barcelone ?

La version 4.0, publiée par l'AMEC en 2025, présentée comme une évolution de la version 3.0 de 2020.

Mis à jour le 8 juillet 2026.